A moins de 24h de la 40ème Cérémonie des Césars, les pronostics vont bon train pour savoir qui va recevoir les statuettes en forme de célèbres sculptures de l’artiste éponyme. A ce jeu se sont prêtés (liste non exhaustive) : Film de Culte, Les Inrocks, TéléObs, Abus de ciné, La Bobine sélective, Born to watch, Critique Film Fr

Et en vidéo, ça marche aussi : Philippe Labro sur Le Point, Audrey Estrougo avec Minute Ma Belle

Quand à Allociné, ils se la jouent participatif, en proposant à l’internaute de voter lui-même pour ses favoris, tandis que Orange Cinéma propose un diaporama (méthode efficace pour générer du clic, et donc plus de revenu publicitaire).

Les inconnus des Césars

Les prix les plus attendus sont ceux du meilleur film et meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur actrice, meilleur film étranger (« Mommy » es-tu là ?) mais qui s’intéresse aux « petits » prix, vite éclipsés en début de cérémonie ? Je parle ici des prix dits « techniques », avec les Césars du meilleur montage, meilleur son, meilleur décor, meilleur costumes, meilleur photo, mais aussi et surtout du César du meilleur court-métrage, dont les 6 films nommés cette année sont :

« AÏSSA » réalisé par Clément Tréhin-Lalanne

« LA FEMME DE RIO » réalisé par Emma Luchini, Nicolas Rey

« INUPILUK » réalisé par Sébastien Betbeder

« LES JOURS D’AVANT » réalisé par Karim Moussaoui

« OÙ JE METS MA PUDEUR » réalisé par Sébastien Bailly

« LA VIRÉE À PANAME » réalisé par Carine May, Hakim Zouhani

Ayant une moins bonne visibilité que les longs-métrages, les courts sont souvent méconnus du grand public. La faute à une diffusion réduite tardive à la télévision (Court-Circuit est diffusé sur Arte le vendredi soir à… 00h10), et à une distribution en salle quasi inexistante.

Sur les 6 courts-métrages nommés cette année, seuls deux ont droit à une sortie en salle :

Inupiluk, distribué par UFO, sortira le 25 février prochain, dans une double programmation avec le film préparatif au long-métrage à venir. Voir la bande-annonce (non réalisée par Dacodec).

Les Jours d’avant, distribué par Damned, est sorti le 4 février dernier. Voir la bande-annonce (réalisée par Dacodec).

Si j’ai trouvé Inupiluk très amusant, mon favori pour les Césars reste néanmoins Les Jours d’avant. Et pas seulement parce que j’ai participé à la sortie du film, mais aussi car c’est un très beau film, magnifiquement réalisé par Karim Moussaoui, au ton à la fois subtil et grave. Nous lui souhaitons bonne chance pour la cérémonie !

Rassurez-vous, je m’intéresse aussi au César du meilleur film, et si il pouvait être attribué à Timbuktu, j’en serais ravi. Et tant qu’à faire, le César du meilleur réalisateur pour Abderrahmane Sissako, pour compenser la Palme d’or qu’il n’a pas eu et qu’il méritait pourtant largement.

 

Bonus : les réalisateurs et producteurs des courts-métrages nommés sont visible sur le site de l’Académie.