Consacrer un festival aux prises de vues aériennes ultra légères, utilisant donc des drones, est-ce une drôle d’idée ? Pas tant que ça, étant donné que les films primés ne sont pas de simples démonstrations techniques, et débordent de créativité et d’humour.

On passera rapidement sur le film consacré à l’aéroport de Mexico, qui présente des images certes inédites mais sans grand intérêt artistique et narratif. En revanche, le désormais classique Superman with a GoPro (prix de la fiction) est à voir ou revoir sans plus attendre :

Pour les plus curieux d’entre-vous, il existe aussi un making-of.

 

Les lauréats récompensés dans ce festival new-yorkais ont su exploiter pleinement ces engins. Ça n’enlève rien à leur mérite, mais les capacités techniques des drones se sont considérablement améliorées ces dernières années. A tel point qu’ils se sont massivement imposés dans le monde du cinéma et de la vidéo, remplaçant en parties les vieillissantes vues en hélicoptère et les mouvements de grue.

Les films présentés devaient répondre à deux exigences :

  1. avoir été filmé avec un drone (également appelé UAV pour « Unmanned Aerial Vehicle »)
  2. durer moins de 5 minutes

Les prix sont répartis en 8 catégories, dont 4 plutôt originales :

  • Prix X-Factor (du nom d’une célèbre émission de télécrochet américaine)
  • Prix « Dronie » : probable jeu de mot entre « drone » et « drowning » (se noyer)
  • Prix de la bande démo (showreel) : montage d’images variées mettant en avant les drones
  • Prix FPV pour « First Person View » ou « pilotage en immersion »

Dans un genre plus documentaire, The Fallout (prix d’architecture). Un incroyable survol de Tchernobyl, sous une fine couche de neige et un magnifique soleil couchant :

Et enfin, en hommage à Busby Berkeley, une chorégraphie musicale qui prend de la hauteur (prix X-Factor) :

Pour déposer vos films pour la deuxième édition du festival qui aura lieu en 2016, vous pourrez vous inscrire sur le site du festival à partir d’août 2015.