Cette édition de la Berlinale a été particulière à plus d’un titre : tout d’abord, la sélection, placée très tôt sous le signe de la crise des migrants par Dieter Kosslick, le directeur de la Berlinale, fut très engagée politiquement, que ce soit du point de vue des films sélectionnés, ou des thématiques abordées en conférence de presse.

Ensuite, d’un point de vue plus personnel, nous étions invité par la section Forum où Ilegitim, le film dont Dacodec a assuré la partie post-production en France, était sélectionné. Il est d’ailleurs reparti avec le prix CICAE 2016 (la CICAE est la Confédération internationale des cinémas d’art et d’essai), je vous reparlerai du film lors de sa sortie française prévue en juin prochain. En attendant, voici le compte-rendu des films vu lors de cette 66ème édition, des moins inspirants aux plus marquants.

25 films vus au total, soit 5 de moins que le top 30 de l’année dernière :

  • 5 films en Compétition
  • 11 films au Forum
  • 6 films au Panorama
  • 3 films dans d’autres catégories du festival

Vous pouvez accéder à la liste complète de ces films en bas de l’article. Chacun de ces films est accompagné d’une micro-critique et d’une note sur 10, qui a été réévaluée quelques jours après visionnage.

#HC ILEGITIM

Réalisation :  Adrian Sitaru (Roumanie)

Ayant travaillé comme monteur sur le film, il est difficile pour moi de l’intégrer dans le classement. Cependant Ilegitim, en toute subjectivité, est un très beau film qui dépasse les tabous pour s’intéresser à la relation, parfois complexe, entre les membres d’une même famille, à la manière dont les liens se font et se défont, sont soumis aux épreuves du temps et aux secrets de familles exposés, et font parfois volé en éclats ses différents membres. Un film qui s’intéresse aux destins d’êtres humains chahutés par les parfois surprenantes révélations de la vie.

Date de sortie France : 8 juin 2016
Projection à l’Arlequin le 13 avril à 19h30
Distributeur : Damned

#24 ELDORADO XXI
Note : 1/10

Réalisation : Salomé Lamas (Argentine)
En un mot : ESBROUFFE

Un premier plan qui s’éternise au delà de 45 minutes, plan dans lequel il ne se passe pas grand chose, plan inintéressant, dont la bande-son est constitué de témoignages à la radio de femmes de mineurs de cette région d’Argentine. Totalement surfait, un film étiqueté « film de festival » qui n’en sortira jamais.

Date de sortie en France : peu probable

#23 HEE
Note : 2/10

Réalisation : Kaori Momoi (Japon)
En un mot : SURJOUÉ

Cette interminable séance de psy de 90 minutes manque significativement de subtilité. L’histoire est confuse, les idées de mise en scène sont grossières, avec des effets tous plus laid les uns que les autres : ralentis interpolés, fondus à répétition, jump cuts, flashbacks… Sans compter l’utilisation de percussions pour exprimer la confusion dans la tête du personnage, bande-son la plus clichée du monde depuis Birdman.

Date de sortie en France : inconnue

#22 UNITED STATES OF LOVE
Note : 2/10

Réalisation : Tomasz Wasilewski (Pologne)
En un mot : GLAUQUE

Un film sombre qui ne laisse aucun répit à ses personnages féminins. Certes il s’agit évidemment de dénoncer les modes de conditions de vie très dures pour les femmes durant la Pologne communiste, mais quand il s’agit de faire souffrir les personnages trop systématiquement, on est plus proche du sadisme que de l’empathie.


Date de sortie en France : inconnue

#21 WHILE THE WOMEN ARE SLEEPING
Note : 3/10

Réalisation Wayne Wang (Japon)
En un mot : RATAGE

Très peu convaincant, une adaptation littéraire ratée. Le climat d’étrangeté provoqué par ce personnage peu à peu embarqué dans le fantasme et la folie (un peu à la manière du personnage de Curtis dans Take Shelter, mais en bien plus lourd).

La présence de Takeshi Kitano au casting ne change malheureusement rien à l’affaire.

Date de sortie en France : inconnue

#20 ARU MICHI (A ROAD)
Note : (4/10)

Réalisation : Daichi Sugimoto (Japon)
En un mot : PLAT

Une belle idée de départ : enfant, le personnage principal du film aimait capturer les lézards. Devenu adolescent, se préparant à terminer le lycée, il se souvient de cette époque avec nostalgie. Malheureusement le film se détourne de cette idée pour n’y revenir qu’à la fin de manière anecdotique.

Pas complètement inintéressant, mais un manque criant d’idées, un vrai problème de scénario, et une maitrise de la caméra catastrophique : la photo est laide, et on a vraiment le sentiment que la caméra est là par défaut.

Date de sortie en France : inconnue

#19 ZERO DAYS
Note : 4/10

Réalisation Alex Gibney (USA)
En un mot : POMPIER

Documentaire plein d’artifices, avec images 3D et musique omniprésente, sur un sujet a priori intéressant, à savoir les virus informatiques en tant qu’arme de guerre. Le film se veut d’une certaine manière militant en se positionnant en faveur d’un traité international pour réguler l’utilisation de ces armes de nouvelle génération, mais il se place d’un point de vue trop évidemment américain pour être crédible dans sa démarche. L’idée de faire interpréter des témoins par une actrice en ne le révélant qu’à la fin ne parait qu’à moitié honnête, et fragilise l’éthique du documentariste.

Date de sortie en France : une diffusion TV peut-être ?

 

#18 WHERE TO INVADE NEXT
Note : 4/10

Réalisation : Michael Moore (USA)
En un mot : SIMPLISTE

En entendant les rires fuser pendant la projection berlinoise du film, on peut dire que la découverte faussement naïve des modes de vie européens (majoritairement) par le trublion Michael Moore fonctionnait auprès du public allemand. Mais qu’est ce film sinon une œuvre de propagande (qui certes va dans le « bon » sens), avec tous les mauvais attributs du genre : pas de rigueur, peu d’éthique, et un message très orienté qui au final ne prouve pas grand-chose. Ce n’est pas en allant dans 1 seul établissement ou en rencontrant 1 seul président de tel ou tel société que l’on peut généraliser à un pays tout entier.

Un film divertissant tout au plus, qui agaceront très certainement les allergiques à Michael Moore.

Date de sortie en France : 7 septembre 2016
Distributeur : Chrysalis Films

 

#17 CURUMIM
Note : 4/10

Réalisation : Marcos Prado (Brésil)
En un mot : MALADROIT

Ce documentaire sur un trafiquant de drogue brésilien condamné à mort en Indonésie est empreint à certains endroits d’une grande poésie qui reste cantonné à certains moments du film, et c’est dommage. On sent l’admiration du cinéaste pour ce personnage, un beau parleur qui embobine tout le monde, mais au final ce Curumim reste insaisissable. Ce n’est pas car il est entouré d’une aura de mystère, mais par un manque d’objectivité du cinéaste qui, à force de le côtoyer, fini par avoir une relation d’amitié avec son personnage principale, brouillant ainsi son point de vue. Marcos Prado finit par ne plus savoir où il va, et le spectateur avec.

Date de sortie en France : inconnue

 

#16 MORT A SARAJEVO
Note : 5/10

Réalisation Denis Tanović (France)
En un mot : CONVENU

Inspiré d’une pièce de BHL, filmé en scope, le film choral de Denis Tanović est propre et sans bavure. A Sarajevo, dans cet hôtel qui est un personnage à part entière, se déroule plusieurs histoires, sur plusieurs niveaux (du sous-sol jusqu’au toit du bâtiment) sur fond de commémoration européenne réunissant des invités de haut standing et de nombreux politiques. La tension sécuritaire est donc à son comble.

Trop écrit, trop maitrisé, le film ne laisse aucune place à l’inattendu et à la poésie. Aucun interstice dans lequel le spectateur peut se glisser pour s’échapper, prolonger le film selon son interprétation. Les travellings de dos qui rappellent Gus Van Sant, le personnage théâtrale de Bernard Werber trop appuyé, le propos politico-historique trop évident…

Une seule scène subsiste et se détache du reste du film : la journaliste et le descendant serbe de l’assassin qui attendent l’ascenseur. On ne sait si ils vont violemment s’enlacer ou s’entretuer. Ce moment de tension est d’une grande force, et aurait fait un très bon court-métrage dont nous nous serions contenté.

Date de sortie en France : inconnue

#15 THE BACCHUS LADY
Note : 5.5/10

Réalisation : E J-yong (Corée)
En un mot : SINGULIER

Il y a un certain charme dans ce film coréen, porté par l’actrice principale qui incarne une prostituée d’un certain âge, contrainte de faire le trottoir en raison d’une trop faible retraite. Un problème récurrent chez les personnes âgées visiblement assez important en Corée du sud. Le film hésite un peu entre le rire et les larmes, et ça ne fonctionne pas à tous les coups. Ajouter à cela une photo assez anodine, un scénario un peu creux, et on obtient un film en demi-teinte.

Date de sortie France : inconnue

#14 LAO SHI (OLD STONE)
Note : 6/10

Réalisation : Johnny Ma (Chine)
En un mot : ORIGINAL

Film chinois qui évolue du drame social vers le thriller, dans une progression assez surprenante. La fin est assez marquante, mais le reste du film est trop anodin pour rester durablement en mémoire.

Date de sortie France : inconnue

#13 YARDEN
Note : 6/10

Réalisation : Måns Månsson (Suède)
En un mot : INVERSION

Un écrivain, dont le deuxième livre est un échec et le met en difficulté financière, l’oblige à accepter un travail dans lequel il est rejeté par ses collègues, pratiquement tous immigrés alors qu’il est un suédois pure souche. Une sorte de discrimination à l’envers, qui aurait pu donner lieu à un potentiel comique, mais Månsson choisit plutôt d’orienter son film vers l’étude psychologique. Et à juste titre, car dans ce domaine il s’en sort assez bien. La photo est sublime (normal le réalisateur est chef op), mais on se demande parfois si le film n’aurait pas gagné à avoir une dimension documentaire plus forte.

Date de sortie France : inconnue

#12 VALENTINA
Note : 6/10

Réalisation : Maximilian Feldmann et Luise Schröder (Allemagne)
En un mot : TOUCHANT

La vie d’une famille pauvre dans les bidonvilles de Skopje en Macédoine, au travers des yeux de Valentina, 11 ans, gamine attachante qui se prête au jeu de la caméra. Elle joue un rôle de passeur entre le couple de cinéastes et sa famille, qui habite dans un taudis au milieu d’un bidonville dans des conditions de vie très précaire. Le sourire de Valentina et son entrain nous font oublier les difficultés du quotidien de cette famille pour survivre, sans complètement les occulter.

Date de sortie France : inconnue

#11 AND-EK GHES…
Note : 6.5/10

Réalisation : Colorado Velcu et Philip Scheffner (Allemagne)
En un mot : INTELLIGENT

Un choix assez audacieux de la part du réalisateur que de confier une caméra au personnage principal de ce film documentaire. La bonne idée vient du fait de mélanger ces images amateurs avec des images prises par le réalisateur lui-même, le tout arrangé dans une narration bien écrite. On finit par s’attacher aux membres de cette famille roumaine venue s’installer à Berlin, dont les différents membres vont tantôt s’accrocher pour rester, lorsque d’autres qui ne s’adapteront pas s’exileront plus au Sud.

On ne résiste pas à vous faire partager le kitschissisme clip réalisé par l’un des protagonistes du film, c’est savoureux :

Date de sortie France : inconnue

#10 KIKI
Note : 6.5/10

Réalisation : Sara Jordenö (Suède)
En un mot : SINCÈRE

Sujet original pour ce film reparti avec le Teddy Award, qui s’intéresse au mouvement du voguing de la communauté noire LGBT à New York. Des personnes qui doivent à la fois vivre avec le racisme et l’homophobie se battent pour leur droit d’exister, en s’affirmant par leur look et au travers de leur pratique du Voguing. Le film est à la fois est le portrait de ces individus à la forte personnalité et à l’histoire parfois douloureuse qui au travers d’une culture, trouve la force de continuer à vivre.


Date de sortie France : inconnue
 

#9 MACHINARIA PANAMARICANA
Note : 7/10

Réalisation : Joaquín del Paso (Mexique)
En un mot : DÉLIRANT

Ce film mexicain, tourné en scope 35mm, est d’une liberté assez folle. Le réalisateur, passé par la célèbre école polonaise de Lodtz, s’est inspiré de feu l’entreprise de son père, spécialisée dans les machines de chantier, pour dépeindre le dernier jour d’une société qui ferme suite au décès du patron. S’ensuit une débandade généralisée, le film oscillant entre la farce et le drame social, dans un style visuel assez unique à cet univers sombre.

Date de sortie France : inconnue
 

#8 BADEN BADEN
Note : 7/10

Réalisation : Rachel Lang (France)
En un mot : SUBTILE

Sans prétention, drôle et intelligemment réalisé, ce film est une agréable surprise. Salomé Richard dans le rôle d’Ana est une vraie révélation.

Date de sortie France : 4 mai 2016
Distributeur : Jour2fête
 

#7 A LULLABY FOR THE SORROWFUL MYSTERY
Note : 7/10

Réalisation : Lav Diaz (Philippines)
En un mot : HYPNOTISANT

Un film fleuve, d’une grande force et d’une totale maitrise. Le style de Diaz est unique : cadrage singulier (beaucoup de plan large et de plan moyens, il ne s’aventure que très rarement au delà du plan américain) ; lumière nocturne dans la brume ; la jungle ; les longs dialogues en plan fixe ; les épiphanies… C’est sûrement trop long, mais c’est vraiment beau.


Deux bémols cependant :

  • Le son du film : soit il n’était pas terminé, soit Diaz est vraiment fâché avec le son. Entre les désynchro fréquentes, la saturation, et certains passages avec d’importants problèmes de mixage, le résultat est surprenant pour un film en compétition.
  • La longueur du film : même si je fais partie de ceux qui apprécie cette longueur car elle permet de vivre une expérience unique, je ne suis pas certain que ça vaille vraiment 8h de notre temps. Parce que le film pourrait très facilement durer 3h de moins, qu’il y a des scènes inutilement étirées, et que certains passages sont inutilement longs.

Lire la critique de Serge Kagansky.

Date de sortie France : inconnue

#6 TA’ANG
Note : 7/10

Réalisation : Wang Bing (Chine)
En un mot : SOBRIÉTÉ

Wang Bing sait toujours aussi bien s’approcher de son sujet, trouver le bon cadre et le bon rythme pour montrer ce qu’il vit : il s’intéresse cette fois aux réfugiés birmans à la frontière de la Chine. Divisé en plusieurs chapitres qui correspondent aux différents camps de réfugiés qu’il visite, on ne peut s’attacher à un personnage en particulier de bout en bout, puisqu’il s’agit d’une succession de moments mettant en scène des protagonistes différents. On se perd un peu dans la géographie et les explications géopolitiques des camps de réfugiés que Wang Bing nous montre, mais peu importe puisque c’est l’humain qui l’intéresse avant tout. Et pour dépeindre des individus dans leur quotidien, Wang Bing n’a nul autre pareil.

Date de sortie France : inconnue

#5 FUKUSHIMA, MON AMOUR (GRÜßE AUS FUKUSHIMA)
Note : 7.5/10

Réalisation : Doris Dörrie (Allemagne)
En un mot : ÉMOUVANT


Sans doute le premier film de fiction sur le drame de Fuksuhima, après d’innombrables documentaires (des plutôt bons comme des catastrophiques). Quel dommage que les 20 premières minutes du film soit moins réussies que le reste, le film aurait presque pu figurer en haut de ce classement sans ce long et inutile prologue. L’histoire de cette allemande partie au Japon dans une association humanitaire pour soutenir les habitants sinistrés de Fukushima est un mauvais prétexte à une très belle relation qu’elle va avoir avec cette ancienne geisha, une femme âgée qui tient absolument à retourner vivre dans sa maison qui se trouve en pleine zone interdite.

L’image en noir et blanc capte merveilleusement la relation conflictuelle puis complice entre les deux femmes, la brusquerie occidentale en face du raffinement asiatique, « un éléphant dans un magasin de porcelaine » comme le souligne le personnage japonais avec drôlerie.

La critique de Christophe Beney : « FUKUSHIMA, MON AMOUR car sans les hommes autour »
La critique de Variety (en anglais)

A noter : le film a reçu le prix CICAE pour la section Panorama

Date de sortie France : inconnue
 

#4 L’AUDITION (DIE PRÜFUNG)
Note : 8/10

Réalisation : Till Harms (Allemagne)
En un mot : RÉJOUISSANT

Ce film allemand sur la célèbre école d’acteur d’Hanovre est un véritable feel-good movie documentaire. Le principe du film est simple et constitue une trame narrative pré-établie : le processus de sélection en 3 parties pour intégrer une école très sélective : 10 places pour près de 700 candidats. S’ensuivent des émotions diverses, à la fois sur scène et hors des planches : le rire, les pleurs, la joie, la déception, la tristesse… Accompagnés de valeurs dans lesquelles tout le monde peut se reconnaitre à différentes échelles : l’accomplissement, l’échec, la réussite…

Brillamment réalisé, avec de très beaux plans de coupes isolant la très singulière architecture de l’école en plein milieu de nulle part (mais proche de la gare) qui scandent les différentes parties du film, le film doit beaucoup à l’équipe pédagogique, formidable d’humanité, de naturel, de franchise et d’honnêteté.

Date de sortie en France : inconnue

 

#3 HOMO SAPIENS
Note : 8/10

Réalisation : Nikolaus Geyrhalter (Autriche)
En un mot : RIGOUREUX

Une succession de plans fixes sur des endroits créés par l’homme, mais où il n’apparait plus, où la nature a repris ses droits. On ne sait pas en quelle année on se trouve, ni où sont passés les hommes. Une chose est sûre : ils ne sont pas dans le film. Ni musique ni voix off ne viennent commenter ces images d’une grande beauté plastique. Ce n’est pas pour autant que la bande-son n’est pas très travaillée, bien au contraire : composée d’éléments sonores naturels (le vent, le ruissellement de l’eau, les battements d’ailes d’oiseaux…) elle est fortement enivrante.

Dans un geste cinématographique unique, dont la radicalité est à la fois la force et la faiblesse, Nicolas Geyrhalter continue de nous livrer sa vision du monde si singulière.


Lire la critique d’Adam (en anglais)

Projection au festival du Cinéma du Réel à Paris les 25 et 26 mars (à noter que le festival projettera également trois autres de ses films, dont l’excellent Over the Years, placé en 4ème position dans mon top 30 berlinois l’année dernière)
Date de sortie France : inconnue

#2 FUOCOAMMARE (Fire at sea)
Note : 9/10

Réalisation : Gianfranco Rosi (Italie)
En un mot : NÉCESSAIRE

Faire cohabiter des scènes aussi dures avec autant d’humour est un tour de force brillamment accompli par Gianfranco Rosi. Fuocoammare fait parti des films qui, si il se classe dans la catégorie documentaire, fonctionne très bien comme une fiction. Une fiction où la réalité, brutale et actuelle, est très présente. Mais c’est aussi un film qui raconte une histoire, celle d’un jeune garçon qui habite l’île de Lampedusa. Son quotidien est relativement banal, si ce n’est le drame des migrants qui se déroule en parallèle tout près de lui.


Date de sortie France : 28 septembre 2016
Distributeur : Météore Films

#1 L’ANGE BLESSÉ (Ranenyy Angel)
Note : 9/10

Réalisation : Emir Baigazin (Kazakhstan)
En un mot : MAGISTRAL

Dans la droite lignée de son film précédent, qui s’inscrit dans une trilogie dont le troisième volet est à venir, Baigazin signe là un film très fort qu’on aurait bien vu en compétition. Le portrait de 4 jeunes garçons, qui habite le même village et fréquente la même école, au travers de thèmes bibliques qui constituent le titre de chacune des parties. La mise en scène, le montage et les cadres sont d’une précision chirurgicale, c’est un film d’une grande force cinématographique.

Date de sortie France : 11 mai 2016
Distributeur : Capricci

 

Il y a un certain nombre de films que je regrette de ne pas avoir vu, mais avec plusieurs centaines de films listés, il est évidemment impossible de tout voir. Rendez-vous donc à Cannes à partir du 11 mai 2016 pour une nouvelle orgie cinématographique.

Sommaire des films listés : (retour en haut de l’article)

#HC ILEGITIM
#24 ELDORADO XXI
#23 HEE
#22 UNITED STATES OF LOVE
#21 WHILE THE WOMEN ARE SLEEPING
#20 ARU MICHI
#19 ZERO DAYS
#18 WHERE TO INVADE NEXT
#17 CURUMIM
#16 MORT A SARAJEVO
#15 THE BACCHUS LADY
#14 LAO SHI (Old Stone)
#13 YARDEN
#12 VALENTINA
#11 AND-EK GHES…
#10 KIKI
#9 MACHINARIA PANAMARICANA
#8 BADEN BADEN
#7 A LULLABY FOR THE SORROWFUL MYSTERY
#6 TA’ANG
#5 FUKUSHIMA, MON AMOUR
#4 L’AUDITION
#3 HOMO SAPIENS
#2 FUOCOAMMARE
#1 L’ANGE BLESSÉ